Amazonie rêves et réalités
Différents aspects de l'Amazonie seront ainsi abordés en parallèle et permettront aux visiteurs de découvrir non seulement l'histoire mais aussi les enjeux actuels et les transformations qui affectent ce territoire.

L'exposition se trouvera aussi confortée par une série de conférences, projections et autres manifestations suivies de discussions auxquelles les visiteurs seront conviés. Venez donc nombreux à la découverte de l'Amazonie d'aujourd'hui...

Expositions
Rêves d'Amazonie
(Abbaye de Daoulas - Finistère)

Comment dire l'inconnu autour de soi, quand il vous submerge, vous envahit, vous écrase?
En l'habitant de ses rêves, de ses peurs, de ses fantasmes, en le peuplant de créatures sorties droit des plus anciennes mythologies. Orellana a vu les Amazones; dans sa descente du fleuve, Raleigh cherchant le royaume d'El Dorado sur les rives de l'Orénoque découvre des hommes acéphales, aux yeux plantés sur les épaules, et la bouche au milieu de la poitrine - et nul doute qu'ils voient, tandis qu'ils s'avancent, fascinés et terrifiés, dans l'espace de tous les possibles, de toutes les merveilles et de toutes les menaces.

S'élabore alors le réseau d'images à travers lequel l'Amazonie sera perçue pendant des siècles. Comme si, dans la fascination qu'elle exerce ("El Dorado") comme dans les peurs qu'elle suscite ("l'Enfer vert") l'Amazonie nous renvoyait à notre "part sauvage", interrogeait les rapports ambigus que nous entretenons avec celle-ci : l'Amazonie, en somme serait comme notre miroir.

Le chasseur d'esclaves
Le Chasseur d'esclave, Jean-Baptiste Debret (1768-1848), Muséu do Arte, São Paulo, Brésil

Le territoire, aussi, des songes immenses des Indiens. Car pour habiter ce fleuve que l'on dirait sans plus de rives ni de fin, cette forêt proliférante, véritable océan végétal, il leur aura fallu, eux aussi, les rêver, contenir leur déferlement dans un réseau serré de rites, orchestrer ce chaos "naturel" en des cosmogonies d'une rare complexité, le fictionner en une multitude de récits, le recréer à leur mesure dans des créations artistiques d'une confondante beauté : plumes sublimes, urnes, masques, objets quotidiens artistiquement ouvragés, qui toutes nous interpellent sur le lieu mystérieux, en nous, où la création puise sa source.

L'histoire de l'Amazonie pourrait être celle de ces deux visions, de leur évolution, de leur opposition (souvent) et de leur dialogue (parfois).
Ethnologues, naturalistes, érivains-voyageurs, artistes, poètes, n'ont cessé de nous donner à voir et à penser le monde des Indiens et de la forêt, dans le temps même que la "civilisation" s'acharnait à les détruire. Et c'est donc dans cette mise en miroir de ces deux aventures, des Indiens d'Amazonie et des découvreurs et artistes, de ces deux continents imaginaires qui parfois s'ignorent, parfois se fondent et s'enrichissent, que nous avons voulu déployer cette exposition, conçue comme un voyage d'exploration entre le réel et l'imaginaire - mais l'un peut-il et particulièrement dans cet espace à nul autre pareil, se concevoir sans l'autre?

Pascal Dibie (commissaire d'exposition) et Michel Le Bris (direction de projet)

 

 

Les Matsiguenga, Indigènes de l’Amazonie péruvienne
(Fanny Puygrenier-Vargas)

Populations indigènes de l’Amazonie péruvienne

Ecole primaire de la Communauté Native de Yomybato, Manu
Ecole primaire de Yomybato, Manu

Le Pérou étant généralement associé à la Cordillère des Andes, peu savent que plus de 60 % du territoire de ce pays est recouvert par la forêt amazonienne.
Aujourd’hui encore, bien que certains soient menacés d’extinction par l’avancée des fronts pionniers sur leurs terres, plus de quarante groupes ethniques – appartenant à 13 familles linguistiques différentes – peuplent l’Amazonie péruvienne.
Les Matsiguenga – dont nous présentons ici quelques objets de leur culture matérielle – en font partie.

Les Matsiguenga :
Présentation
Les Matsiguenga appartiennent à la famille linguistique des Arawak préandins dont font également partie les Ashaninga, les Nomatsiguenga (trois sous-ensembles très proches par la culture et la langue), les Yanesha et les Yine.
La population matsiguenga est aujourd’hui estimée à 10 000 personnes environ. Leur territoire actuel s’étend depuis l’Apurimac à l’Ouest jusqu’au bassin du Manu à l’Est, la partie centrale restant le Moyen Urubamba.

Carte de l’actuel territoire matsiguenga

 Carte de l’actuel territoire matsiguenga
(D’après: RENARD-CASEVITZ F.-M., 1972, « Les Matsiguenga » (J.S.A.).)


Un peu d’histoire…
Les ancêtres des Arawak préandins sont arrivés dans le Piémont oriental des Andes du Centre et Sud péruviens il y a 4 000 ans. C’est le seul ensemble linguistico culturel dont les fouilles archéologiques ont pu attester la permanence pendant une si longue durée en cette même région, excepté les Yine qui ont migré vers l’Amazone (Renard-Casevitz, 1991).
"Peuples de l’entre-deux" – pour reprendre l’expression de l’anthropologue France-Marie Renard-Casevitz –, ces populations du Piémont côtoyèrent aussi bien les Empires andins successifs : Tihuanaco, Huari et Inca, que les sociétés des basses terres amazoniennes. Néanmoins les Arawak sont plus proches de ces dernières, ne serait-ce que par leur organisation sociale indivise.
Au-delà de leurs différences culturelles, les Incas entretenaient des relations continues avec ceux qu’ils nommaient Antis. Depuis de nombreux siècles, avant même l’avènement de l’Empire inca, de multiples échanges étaient pratiqués entre les divers étages écologiques : en témoignent les tombes des hautes terres et de la Côte qui contiennent de nombreux produits « exotiques » sylvestres. Plumes, coca, miel et piments circulaient de bas en haut ; laine, viande et métaux de haut en bas.
Ces échanges ont été interrompus lors de la Conquête hispanique qui les a interdits ou les a rendus souterrains et de faible portée, marquant ainsi une rupture entre les peuples des hautes terres et ceux des basses terres.

Organisation sociale
La société matsiguenga est multicéphale. Traditionnellement, leur habitat est très dispersé : les unités résidentielles regroupent de 10 à 200 personnes autour d’un chef prestigieux. Cependant, depuis une quarantaine d’années, de nombreux villages ont été fondés par les missionnaires (catholiques ou évangélistes) : plus de 400 Matsiguenga peuvent alors être regroupés autour d’une école et parfois d’un dispensaire.

Aux sources de l'Amazonie, Sareguiminiake, Manu, Pérou
Sareguiminiake, Manu, Pérou

Séparées par le relief de la montaña, les unités résidentielles matsiguenga sont autant de pôles autonomes qui se mettent en place autour de chefs éphémères, points de cohésions géographique et sociale. Le statut de chef est consensuellement accordé pendant un temps à un « grand homme », chasseur et horticulteur confirmé, personnage charismatique et bon orateur, dispensateur de fêtes et de biens.
Le chef matsiguenga est avant tout un conciliateur et médiateur dont le rôle est de maintenir la paix entre les familles et de constituer un réseau de relations régionales et interrégionales, entre autres par l’organisation de réunions intercommunautaires en accord avec d’autres chefs. Le chef matsiguenga est figure d’autorité (une autorité souvent limitée à quelques unités résidentielles qui se seront à l’occasion élargies), mais n’est jamais figure de pouvoir. Nul possibilité n’est laissée à une quelconque forme de centralisme ou de hiérarchie d’apparaître, encore moins de demeurer.
A cet égard, divers mythes matsiguenga mettent en scène la perversion des formes sociales rencontrées chez les Inca et les Blancs, dominant sans partage (Renard-Casevitz, 1991).

Activités socio-économiques
Comme la majorité des peuples indigènes de la forêt amazonienne, les Matsiguenga pratiquent chasse, pêche et horticulture. La cueillette de nourritures sauvages n’est pas considérée par les Matsiguenga comme une activité productive en tant que telle, elle a lieu lorsque les occasions se présentent, en cours de chemin, excepté si certaines ressources manquent dans un but déterminé : du huito (Genipa oblongifolia) pour se peindre le corps, des plantes pour préparer l’ayahuasca, une boisson hallucinogène utilisée pour « voir »...
L’activité la plus valorisée socialement est la chasse : exclusivement réservée aux hommes, elle leur permet de s’accomplir en tant qu’Homme. Néanmoins, il faut signaler que les Matsiguenga accordent une importance particulière à l’horticulture. Activité féminine par excellence dans de nombreux groupes amazoniens de chasseurs-pêcheurs-horticulteurs, l’horticulture chez les Matsiguenga est principalement une affaire d’hommes. Si dans les autres groupes les hommes se contentent de défricher l’abattis, les hommes matsiguenga s’occupent aussi de planter et entretenir les essarts, seuls la récolte et le portage des denrées sont assurés par les femmes, excepté le coton, plante féminine dès sa plantation. Celui-ci une fois séché, battu et filé permettra aux femmes de tisser habits et sacs de portage.
Les Matsiguenga cultivent des plantes à usages alimentaires (bananes plantains, maïs, tubercules) ainsi qu’à usages thérapeutiques (tabac) ou tinctoriales (achiote (Bixa orellana))… La principale plante cultivée est la yuca ou manioc doux (Mahinot esculenta sp.), dont les tubercules cuisinés constituent la base des repas matsiguenga et servent à confectionner le masato, la bière de manioc. Boisson quotidienne, elle est aussi boisson de fête – alors plus fermentée qu’à l’habitude – dont il faut régaler les visiteurs, chez les Matsiguenga comme chez de nombreux peuples de l’Amazonie.

 

 
Amazonia he visto : regard poétique et démarche scientifique
(Exposition photographique de José Muchnick)

Texte de présentation de l'exposition de photo-poésie "Amazonia he visto" à l'occasion des "Rencontres Amazonie" (CIRAD-CNRS-ORSTOM)

Les arbres... Vous avez vu des photos, des images... Mais qui sont-ils ces arbres? ... des frères? des tissus ligneux? des paroles debout? supports de photosynthèse et sources d'oxygène? ... Et la terre, qui est-elle? ... Un coeur qui bat? Un élément du "milieu naturel" dont les outils d'analyse pédologique peuvent rendre compte? La "Pachamama" (mère terre), celle qu'il faut qu'on nourrisse pour qu'elle continue à nous nourrir? Comment comprendre les rapports de l'homme à la nature? Comment comprendre notre manière d'être au monde? Comment comprendre l'Amazonie, si l'on sépare les explications scientifiques des perceptions poêtiques du monde, et des êtres qui y habitent?

Des êtres compris dans toute leur diversité : humains, animaux, végétaux... et même minéraux.
Il semblerait que, peu à peu, un principe de disjonction s'installe, peu à peu l'efficacité et la beauté prennent des chemins divergents, peu à peu le progrès technique et l'épanouissement social se regardent de manière étrange, peu à peu les disciplines scientifiques au lieu d'ouvrir leurs fenêtres s'enferment dans leurs demeures, peu à peu les langages vident les paroles de leur sang, peu à peu la poésie se mure dans un couvent de métaphores desséchées, peu à peu un arbre ne devient qu'un arbre, peu à peu la terre ne devient que la terre, peu à peu nous sommes écartelés entre l'être et le paraître...

Et alors?... alors je ne sais point, je n'ai que quelques intuitions, celles-ci me disent que le mouvement de disjonction, d'écartèlement, que nous subissons pose un problème fondamental, préciser le problème serait déjà bien plus compliqué, proposer comment le résoudre reviendrait à se prendre pour Dieu, ce qui ne serait pas une tâche simple, je me limite donc à vous faire part de mes intuitions ou plus simplement de mes sentiments. Je sens une espèce de tiraillement entre la tête et le corps, je sens que le mur fonce et nous enfonce, que le mouvement de disjonction creuse de plus en plus profond... Je sens qu'il faudrait attacher l'âme aux tripes avant qu'elles ne s'envolent à jamais.
Alors... de nouvelles découvertes scientifiques, de nouvelles méthodes de recherche? Elles ne suffiront pas, certainement, à elles seules. De nouvelles poésies? A quoi bon? Elles resteront sur leur piédestal à déclamer des vers que personne n'écoutera. Je sens qu'il ne s'agirait pas de produire des savoirs nouveaux mais plutôt un nouveau savoir, un savoir d'une nouvelle qualité, un savoir basé sur un principe d'unification.

Par où commencer? ... Peu-être faudrait-il commencer par admettre que nous ne sommes pas solides? Et oui, c'est idiot, mais notre paraître solide nous fait parfois oublier que nous sommes presque un fluide, bien structuré autour d'un appareil osseux et enveloppé par un épiderme plus ou moins étanche, ou plus ou moins perméable, cela dépend de quel côté de l'épiderme on se situe.
Admettons notre complexité et notre fragilité, nous deviendrons peut-être moins arrogants, par rapport à la nature et par rapport à nous mêmes. Nous sommes faits de rêves et de réalités, de chair et d'esprit, d'amour et de haines, nous habitons la nature autant qu'elle nous habite, les arbres ou les fleuves, la terre ou les oiseaux, habitent le dehors mais aussi notre dedans, à chaque forêt blessée, quelques branches saignent en nous, même si parfois nous sommes assez habiles pour le dissimuler.

Alors la science pourrait aussi devenir moins arrogante et prendre conscience que, comme les hommes qui la font, elle est également fragile, que plus grands sont leurs pouvoirs, plus grande devient sa fragilité.
On lui a conféré le rôle de prononcer des vérités sur les enjeux les plus divers : la violence urbaine, l'avenir du monde rural, l'activité des volcans ou la gestion du vivant,... c'est à la science de prononcer les vérités. Or, la connaissance du monde n'est pas que scientifique.
L'Amazonie, comme nous le savons tous, est un peu plus qu'un forêt, un peu plus qu'un fleuve, un peu plus que les hommes qui y travaillent, un peu plus que leurs sols et leurs pâturages, un peu plus que le chant des araras ou la danse des açais, elle est d'une certaine manière un petit coeur qui bat dans le coeur du monde que nous habitons tous.
Alors pour la connaitre, pour la comprendre, il faut essayer d'unifier, d'associer, de croiser les regards, non de les séparer, non de les cultiver dans des champs isolés. La connaissance scientifiquegagnerait en compréhension et à être comprise, en s'associant, en se combinant avec d'autres formes de connaissance : sensible, empirique, éthique, philosophique, religieuse... et même poétique!
Car, parmi d'autres choses, ce que cherche la poésie c'est prononcer le monde autrement, et vous conviendrez bien que la manière de prononcer le monde n'est pas sans rapport avec les manières que nous avons de l'expliquer.

 

 
Un exemple de développement durable : l'état de l'Amapa
(CDTM de Montpellier)

Un état au bout du monde...
L'Amapa est l'un des 27 états qui constituent la République Fédérale du Brésil. Sa création en tant qu'état est récente (1988), son statut antérieur étant celui d'un territoire. La première élection d'un gouverneur au suffrage universel a eu lieu fin 1990.

L'Amapa, c'est à la fois l'Amazonie et le plateau de Guyane. Il se situe à l'extrème nord du Brésil, sous l'Equateur, au nord de l'Amazone, en frontière de la Guyane Française et du Surinam.

En 1994, un nouveau gouverneur João Alberto Capiberibe, a été élu sur un programme de développement durable, le PDSA (Programme de développement durable de l'Amapa) ; en 1998, il a été réélu pour poursuivre ce programme.

Le PDSA s'inscrit dans la droite ligne de la Conférence de Rio de Janeiro (1992) : concilier environnement et développement.
En Amazonie, comme ailleurs, les sociétés humaines doivent pouvoir s'installer et prospérer, en s'appuyant, d'une part sur les ressources du milieu, dont il faut savoir et pouvoir utiliser les richesses sans les détruire, d'autre part sur les acquis techniques, économiques, culturels et sociaux du monde moderne, qu'il faut rendre accessibles.
Tel est le projet.
Pour le réaliser, de nombreuses solutions techniques existent déjà; la réalisation du PDSA dépend avant tout d'une décision politique permanente capable de mobiliser les énergies, les savoirs ... et les moyens...

Ambitions et exigences du PDSA.
- promouvoir et organiser l'appropriation par les citoyens des savoirs et des techniques leur permettant de valoriser durablement (c'est à dire d'utiliser tout en la conservant) la grande diversité des ressources, naturelles et humaines de l'Amapa.
- dans le cadre d'un état responsable mais décentralisé, promoteur du bien-être, social et culturel, et des responsabilités de chacun organisant et recherchant les moyens nécessaires, intellectuels, techniques et financiers, publics et privés, nationaux et internationaux.

Le PDSA est en soi un grand programme de développement humain : il répond à des choix socio-politique clairs, en fonction desquels sont faits et mis en place les choix économiques.
Ce grand programme est au service des populations concernées; mais il est aussi au service du Brésil et de l'ensemble du monde, qui doivent regarder le PDSA, d'une part comme une expérience significative qu'il faut soutenir et dont il faut s'inspirer, d'autre part comme une contribution concrète à l'équilibre écologique du Monde.

 

Conservation de l’Amazonie : conflits d’intérêts dans le parc national du Manu (Pérou)
Conférence de Fany Puygrenier Vargas (ethnologue – thésarde EHESS Paris)

Résumé de la conférence :


© Fany Puygrenier Vargas

Face à la mise en péril des ressources naturelles à l’échelle mondiale, la conservation de l’environnement apparaît chaque jour davantage comme un enjeu majeur pour garantir le futur de l’humanité. Dans cette perspective, pour préserver la biodiversité, plusieurs centaines de milliers d’Aires Naturelles Protégées ont été créées ces dernières décennies. Aussi nécessaire qu’elle puisse être, l’instauration de ces espaces pose de nombreux problèmes sociaux : déplacement de populations humaines, perte de légitimité sur des territoires ancestraux, limitation d’accès aux ressources naturelles…

La conférence abordera les conséquences sociales engendrées par les politiques de conservation à partir du cas particulier du Parc National du Manu crée en 1973 en Amazonie péruvienne sur les territoires de divers peuples amérindiens, en particulier les Matsiguengua, objet de notre recherche. A la création de la réserve, la volonté des autorités était d’expulser les populations qui se trouvaient à l’intérieur du parc. Finalement ces populations vont être tolérées au Manu, à la condition qu’elles « continuent leurs pratiques et usages traditionnels pour satisfaire leurs besoins de subsistance, dans la mesure où ceux-ci sont compatibles avec les objectifs de l’aire naturelle protégée ». Au début des années 1980, les missionnaires dominicains vont rassembler les Matsiguenga en deux villages, créer deux écoles autour desquelles s’organise la vie des habitants de Tayakome et de Yomybato. On y observe une forte croissance démographique. En janvier 1988, Tayakome et Yomybato furent reconnues « Communautés Natives ». A ce titre, elles obtinrent une reconnaissance légale et devinrent des « personnes juridiques ». Cependant, étant localisées à l’intérieur du parc national du Manu, aucune terre ne leur fut attribuée. Seul un droit d’usage leur est depuis concédé.

Jeudi 20 décembre à 18 heures à Agropolis-Museum

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