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Blé Hunter

D'hiver.

Paille blanche, haute, fine et souple.

Épi assez lâche, effilé, souvent recourbé, plus large sur la face que sur le profil; balles longues et un peu divergentes; les épillets du sommet de l'épi portent des arêtes ou rudiments de barbes assez accentués.

Grain blanc, assez allongé, aminci aux deux extrémités, fin, quoique bien rempli.

Cette excellente et précieuse variété est d'origine écossaise, elle a été découverte par M. Hunter, de Tynefield (East-Lothian). Elle s'est promptement propagée dans les comtés voisins, puis en Angleterre et de là en France où elle a été appréciée, non seulement à cause de sa grande production et de la qualité de son grain, mais surtout pour sa rusticité remarquable qui en fait un des blés blancs les moins sensibles à l'action des froids. Nous n'avons pas de blés indigènes sans barbes, à grain blanc, plus rustiques que le Hunter. Dans l'hiver 1876-77, où des observations très intéressantes ont été faites par M. Paul Genay (de Lunéville), sur le degré de résistance des différents blés, le Hunter s'est montré à peu de chose près égal en rusticité aux variétés indigènes de la Lorraine, un des climats les plus durs de France. Le blé Hunter n'exige pas des terres très riches, il s'accommode des terres fortes et même froides, mais il ne faut pas l'y semer trop tard. Dans des sols plus chauds, plus légers, on l'a vu réussir semé au mois de février; cependant il vaut mieux toujours le considérer comme un blé d'automne. Il résiste bien à la rouille et assez bien à la verse.


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Planche : Blé Hunter
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