Le juste prix des aliments,

Controverses-posters
du 6 avril 2005
à Agropolis Museum

ou le prix à le prix à payer pour bien manger
Par Céline Boue, Marion Cipriano, Aude Comte, Hafida Kouitra, Anne Sophie Fremont (étudiants 1ère année d'Agro.M)
tuteur, Jean-Louis Rastoin

avec la participation du Pr. Avignon (Hôpitaux Montpellier)

Dans le cadre des controverses réalisées à l'Agro.M

 

Compte rendu du débat

Le premier problème soulevé lors du débat est la recrudescence des cas d’obésité en France qui pose la question de l’alimentation des Français. Comment faire pour que les Français s’alimentent mieux ? Malgré ce type de scénario catastrophe, on observe que les repas sont encore en grande partie pris en famille, à la différence des USA par exemple. Cela incite les membres de la famille à manger ensemble ce qui a été cuisiné au lieu de s’alimenter dans les placards avec ce qui tombe sous la main.

D'autre part, on peut noter l'importance du chômage en France avec une forte proportion de personnes inactives dans la population, ces personnes ayant propension à prendre des kilos superflus. Au delà de satisfaire au simple besoin élémentaire, l’aliment devient alors en quelque sorte source de réconfort.

Le second problème soulevé est que les produits les moins chers sont généralement les produits les plus gras, les plus sucrés. Les foyers à faible revenu ou ne voulant pas investir beaucoup d’argent dans leur alimentation se voient obliger de consommer des produits moins bons pour la santé.

Il a été débattu aussi qu’une des limites de la “fat tax” (surtaxe sur les aliments trop gras, trop sucrés, trop salés) est la définition d’un aliment mauvais pour la santé. En effet comment pouvons-nous définir quel aliment va être taxé et lequel ne va pas l’être ? Existe-t-il des critères pour les définir ? Nous pouvons penser au taux de lipides, de glucides, à leur nature mais en fait, ces critères sont très complexes et pas satisfaisants. De plus, on ne peut pas dire qu’un aliment est mauvais, cela dépend de la fréquence à laquelle on le mange et de sa quantité. Un des enjeux est donc d’apprendre à équilibrer son alimentation.

Quelques éléments d'information et d'interrogation évoqués pendant le débat

M. Rastoin plaide en faveur d’une formation et d’une éducation des gens pour que ceux-ci s’alimentent bien, dès le plus jeune âge. Il soulève ensuite un paradoxe : on a de plus en plus de temps libre, mais on sait de moins en moins faire la cuisine. Il faut trouver des solutions pour enrayer ce problème.

Des interventions ont mis en lumière que, certes il fallait éduquer les personnes, mais que néanmoins certains produits étaient vraiment malsains comme le coca-cola par exemple. On pourrait donc supprimer complètement certains produits malgré le fait que les consommateurs sont attirés par ce qui est bon mais pas forcément sain.

De plus les aliments sains, comme les fruits et les légumes, sont vraiment chers en France ce qui ne nous pousse pas à en consommer.

Il a été aussi souligné que l’équilibre alimentaire ne se fait pas sur un repas, mais plutôt sur une journée ou une semaine. La solution serait plutôt une conduite-santé, plutôt qu’un aliment-santé.

Une intervention a reporté le débat sur l’étiquetage des produits. On a trop d’information et l’on s’y perd ! Il faudrait réviser le système d’étiquetage en faveur d’une meilleure lisibilité et compréhension de la composition.

La conclusion du débat est que l’instauration d’une “fat tax” n’est pas une réelle solution pour endiguer l’obésité et le surpoids. Il faut d’avantage se concentrer sur l’éducation dès l’école primaire, l’instruction aux parents par l’intermédiaire d’un programme de santé publique passant par de la sensibilisation via la publicité par exemple. Il faut aussi intenter un certain nombre de petites actions par exemple la suppression des publicités de produits peu recommandés aux horaires de pointe pour les enfants, l’instauration d’un étiquetage efficace.

Il est nécessaire que ces mesures soient prises rapidement si l’on ne veut pas que les prévisions soient avérées : la France sera l’égal des USA sur le plan de l’obésité dans 20 ans si l’on n’agit pas.

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